“J.F., 40 ans, célib ch. Prince charmant”
Par etoile, mercredi 23 mai 2007 à 14:04 :: Trouver un homme :: #32 :: rss
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« Je me suis construit une petite vie tranquille, sans homme, sourit Annie, 40 ans. Une ou deux sorties par semaine, quelques week-ends, mais toujours chacun chez soi. Le quotidien, c’est nocif pour l’amour. J’ai vécu deux ruptures, je sais de quoi je parle. » Petite brune aux yeux clairs, médecin homéopathe, passionnée d’art contemporain, Annie fait partie de ces femmes dont on dit : « Elle a tout pour plaire, pourtant elle n’a pas de mec ! » « C’est un choix, affirme-elle. Pour rien au monde je ne troquerais ma vie de célibataire contre une vie de couple envahissante et sclérosante ! » Un choix ? |
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En effet, un couple sur trois divorce (un sur deux à Paris) et les statistiques prouvent que ce sont les femmes qui quittent leur mari et décident de poser la demande en justice. Avec ou sans enfants, elles choisissent bel et bien de vivre sans homme. Elles ressassent alors des vieux souvenirs, nourrissent une colère parfois légitime et s’enferment dans un « plus jamais », reportant sur leurs enfants l’affection dont elles manquent. « J’ai tous les câlins que je veux avec mes fils. Ce sont mes petits hommes », lance Géraldine, une charmante enseignante de 41 ans. N’y a-t-il pas erreur sur la personne ? « Dans ce report d’affection sur les enfants, nous sommes en plein Œdipe, explique Marielle Garel, psychothérapeute. La mère, dans son rôle de Jocaste (je-castre), transforme psychiquement son garçon en fils amant. Les incidences sont de poids : certains enfants se heurtent à de graves difficultés scolaires tandis que d’autres, à l’inverse, surinvestissent l’école pour plaire à leur mère. Dans les deux cas, on observe souvent une faillite professionnelle, un chômage chronique ou encore une révolte perpétuelle chez l’adulte, qui vivra son enfance et son adolescence à retardement. La mère, elle, ne supportant pas le départ de son fils adulte, se mettra bien souvent en situation de dépendance, financière notamment. » Pour Hélène, 39 ans, architecte, c’est différent. Ayant perdu son mari à 35 ans, elle s’est peu à peu enfermée dans son monde rempli du fantôme de l’absent idéalisé. « Il m’est impossible d’enlever ses photos de ma chambre, ou de me séparer des meubles que nous avons achetés ensemble. » Comment alors introduire un nouveau compagnon dans cet environnement où tout rappelle le passé ? Hélène en est consciente : « Je ne veux pas d’un autre homme, j’aurais l’impression de trahir mon mari et mes enfants. » De son côté, Brigitte, biologiste, 40 ans, apprécie de vivre « comme un mec » : sorties un soir sur deux, cours de peinture et de théâtre, vacances au bout du monde et idylles de courte durée. « Les hommes que je rencontre sont le plus souvent mariés et viennent me rendre une petite visite de temps en temps. Ou bien ils ont été plaqués et veulent être consolés de leur échec. Ou encore, ils sont célibataires et caractériels. Finalement, je vis très bien toute seule. » Vivre seule plutôt que mal accompagnée. Ce choix, souvent douloureux, s’avère être le résultat d’expériences malheureuses et d’échecs à répétition. Et cette pseudo-liberté que revendiquent Cécile, Géraldine, Hélène et Brigitte dissimule en fait une véritable peur de souffrir. A 35 ans, paniquées, beaucoup de femmes se mettent tout à coup en quête de l’homme parfait. Vers 40 ans, prises par l’urgence d’un désir d’enfant, elles cherchent non seulement un compagnon sur mesure mais également un père responsable. « La vie affective semble partagée en plusieurs stades : une recherche d’amour passion jusqu’à 30 ans, puis le désir de fonder un foyer, une famille, observe Jeanne Cressanges. Les femmes en reviendraient presque au mariage de raison du XIXe siècle. » Pour sa part, Jane Turner, psychothérapeute, constate que, de 20 à 30 ans, les femmes ne se sentent pas encore femmes. Ce sont de grandes adolescentes plus à la recherche d’un copain que d’un compagnon. Entre 30 et 40 ans, elles tentent « d’y arriver » dans tous les domaines : le travail, la vie de couple, les enfants… Difficile de tout concilier ! Certaines s’investissent complètement dans leur métier, d’autres dans la vie de famille et quelques-unes trouvent un équilibre. Celles qui ont tout investi dans la vie sociale retourneraient bien au nid mais, hélas, il est vide. Qui choisir pour le partager ? « Elles veulent toutes un grand brun avec une bonne situation, ironise Marie-Laure Colonna, psychanalyste. Il n’y a qu’à voir les petites annonces. Elles cherchent toujours le “gendre idéal” qu’elles pourraient présenter à leur mère. Ce qui est compréhensible à 25 ans devient infantile à 40. Ces femmes, généralement élevées dans un milieu aisé, essayent de reproduire l’exemple de leurs parents alors qu’elles devraient le transgresser en changeant de milieu socioprofessionnel, ne serait-ce que pour avoir plus de choix. » En effet, nombreuses sont celles qui attendent ainsi le banquier de 45 ans censé leur faire mener une vie exquise. Contrairement à l’homme, la femme attend un compagnon qui a au moins des compétences égales aux siennes, le charme physique en plus. Un alter ego social plutôt difficile à trouver… A 40 ans, recherche Prince charmant désespérément (voir interview de Jean-Claude Kaufmann) ! « La première image de l’homme est le père, rappelle Marielle Garel. Et la femme qui a idéalisé ce père sera toujours en quête de l’homme idéal qui lui ressemble. Un Prince charmant qui saura la réveiller après tant d’années de sommeil. » D’ailleurs, comme dans les contes, ces femmes imposent des épreuves à leur héros : avoir un poste important, une situation financière florissante, etc. Mais, contrairement aux contes, l’homme, souvent, ne sortira pas « vivant » de ce « parcours du combattant ». « Aujourd’hui, le Prince charmant peut prendre l’allure du diable, poursuit Marielle Garel. C’est l’homme connu de personne, qui débarque dans une soirée ou un dîner. La femme tombe sous le charme du verbe, “flashe” parce qu’il est beau et mystérieux. Une idylle se noue mais, du jour au lendemain, il la quitte. A la recherche de l’émerveillement, la femme se laisse mener par le bout du nez. » Une mauvaise image de l’homme Quel est ce miroir qui reflète cette image déformée de l’homme dans la psyché de certaines femmes ? « C’est le regard de la mère, analyse Marielle Garel. La façon dont celle-ci regarde son époux, et les hommes en général, ainsi que ses croyances transmises par sa propre mère, qui marquent à jamais l’inconscient de sa fille. Parfois, les propos sont trompeurs : ton père est un homme formidable, il a réussi, il a une bonne situation… Mais la mère n’en pense pas moins et la fille le perçoit. » Cette mauvaise image perdure d’autant plus si les parents ne sont pas aussi amants, si la mère ne porte pas un regard aimant sur son compagnon. Alors, la fille, en conformité avec l’idée consciente ou inconsciente qu’elle se fait des hommes, tombera toujours sur des « salauds ». En écoutant toutes ces histoires de femmes sans hommes et d’amours déçues, force est de constater que le célibat des femmes de 40 ans relève moins d’un vrai choix que d’un pis-aller qui ne les satisfait pas vraiment. D’ailleurs, tous les psychothérapeutes le confirment. Sous une forte pression sociale et familiale, ces femmes préfèrent revendiquer leur solitude plutôt qu’avouer la subir. Professionnellement, il est toujours suspect de ne pas avoir de compagnon. Quant aux parents, frères et sœurs, ils ne sont jamais les derniers pour faire remarquer à l’infortunée qu’elle commence à vieillir et qu’il est temps pour elle de « trouver quelqu’un ». Sophie, documentaliste de 41 ans, en témoigne : « Je ne supportais plus les amis qui voulaient me caser à tout prix ni les questions récurrentes, “Alors, tu en es où côté cœur ?” Mes parents ne me faisaient pas de reproche ouvertement mais se lamentaient de ne pas avoir de petits-enfants à cajoler. Au bureau, on se demandait si je n’étais pas homosexuelle. Depuis que j’ai rencontré Philippe, mes relations sociales ont changé. Mes amis me regardent autrement et je me sens intégrée parmi les femmes “normales”, celles qui ont un homme. Je ne suis plus exclue des dîners de couples, ni la rivale potentielle des femmes mariées. Enfin, les hommes ne se demandent plus quelles sont mes tares cachées ! » CHIFFRES : AVIS : Qui est ce Prince tant attendu ? Comment vivent ces femmes en quête de l’homme idéal ? Y a-t-il une chance pour qu’elles le rencontrent un jour ? SEXE : D’autres choisissent l’abstinence parce qu’elles n’envisagent pas de relations sexuelles sans amour. Il y a aussi les déçues de l’amour qui en veulent au “sexe masculin” sans distinction, et sont agressives, hostiles aux hommes. Si l’abstinence est subie, elle conduit souvent à une dévalorisation de soi : “Je ne suis plus séduisante.” Mon conseil : oser avoir des relations sexuelles simplement pour se faire plaisir… et prendre soin de soi. Massages, soins esthétiques, relaxation, permettent de renouer avec son corps et ses désirs. » Source : psychologies.com |


Elles sont belles, intelligentes, cultivées, ont des postes à responsabilités, s’assument financièrement… et ont choisi de vivre seules. Hyperactives, la quarantaine insoupçonnable, ces « célibattantes » (9 %) remplissent leur agenda sans la moindre petite place pour un homme et affirment haut et fort avoir opté pour la « liberté ». Mais ce célibat est-il vraiment un choix ? 
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