mercredi 23 mai 2007
“J.F., 40 ans, célib ch. Prince charmant”
Par etoile, mercredi 23 mai 2007 à 14:04 :: Trouver un homme
Elles sont belles, intelligentes, cultivées, ont des postes à responsabilités, s’assument financièrement… et ont choisi de vivre seules. Hyperactives, la quarantaine insoupçonnable, ces « célibattantes » (9 %) remplissent leur agenda sans la moindre petite place pour un homme et affirment haut et fort avoir opté pour la « liberté ». Mais ce célibat est-il vraiment un choix ?
« Je me suis construit une petite vie tranquille, sans homme, sourit Annie, 40 ans. Une ou deux sorties par semaine, quelques week-ends, mais toujours chacun chez soi. Le quotidien, c’est nocif pour l’amour. J’ai vécu deux ruptures, je sais de quoi je parle. » Petite brune aux yeux clairs, médecin homéopathe, passionnée d’art contemporain, Annie fait partie de ces femmes dont on dit : « Elle a tout pour plaire, pourtant elle n’a pas de mec ! » « C’est un choix, affirme-elle. Pour rien au monde je ne troquerais ma vie de célibataire contre une vie de couple envahissante et sclérosante ! » Un choix ?
Après avoir mené une enquête auprès de 1 000 femmes seules, Jeanne Cressanges, écrivain journaliste, n’en est plus si sûre : « Beaucoup manifestent un vrai désarroi derrière lequel se cachent une nostalgie et une quête impossible de la vie de couple. » En effet, lorsqu’on interroge les femmes, leur prétendu choix apparaît le plus souvent comme une rationalisation, une sorte de faux-semblant masquant une peur panique de souffrir, une quête d’idéal ou encore une mauvaise image de l’homme. D’ailleurs, beaucoup d’entre elles prennent conscience de cette problématique et n’hésitent pas à faire un travail sur elles-mêmes et à se remettre en question afin de vivre mieux.



